La journée de solidarité pour combler le trou de la Sécu

Rappelez vous : en 1956,
création de la vignette automobile ...

 pour une durée d'un an (en fait jusqu’en 2001 !), pour venir en aide aux personnes âgées. 

Malheureusement, ils n’en ont pas vu la couleur...


et 50 ans après...

La journée de solidarité prend la forme d'une journée supplémentaire de travail non rémunérée pour les salariés et d'une contribution de 0,30% assise sur les salaires pour les employeurs. Les fonds reçus sont gérés par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).

Il semble qu’avec la journée de solidarité instituée en 2006 par Jean-Pierre Raffarin, on nous refasse le même coup, contrairement aux déclarations vertueuses de Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité, qui clamait samedi sur France Info que l’intégralité du produit de cette journée de solidarité allait bel et bien à qui de droit.

La réalité : une partie du produit de la journée de solidarité servira à combler le déficit de l’assurance maladie au lieu de bénéficier aux personnes âgées.


En 2007, la journée de solidarité, fixée alors au lundi de Pentecôte, a rapporté 2,2 milliards d’euros. Plus de 1,3 milliard était destiné aux personnes âgées et, en particulier, plus de 800 millions d’euros aux établissements d’accueil.

Or, tous les crédits n’ont pas été dépensés, en 2007 comme en 2006, et l’Etat refuse de mettre ces sommes en réserve.

200 millions en 2006 et près de 400 millions en 2007 ont été ainsi intégrés dans l’Ondam (Objectif national de dépenses de l’assurance maladie) pour 2008.

Pour Pascal Champvert, président de l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées), une fédération qui regroupe 1 800 directeurs de maisons de retraite et services à domicile, les chiffres sont clairs :

- en 2006, le quart des recettes destinées aux personnes âgées a servi à augmenter les recettes de l’assurance maladie

- en 2007 cela risque d’être la moitié des sommes que l’Etat va détourner pour combler le déficit de l’assurance maladie.

 

Les pouvoirs publics n’ont pas pris conscience de l’importance de cette question...

Depuis 2001, et surtout depuis la canicule de 2003, la prise de conscience semblait réelle. Mais elle n’a débouché que sur des petits plans, puis sur un plan Alzheimer qui, à ce jour, n’est toujours pas financé.


ou la droite est obsédée par le coût de
ces plans.

On reste toujours dans la même logique : des franchises médicales, une politique familiale au rabais, un RSA financé par les travailleurs défavorisés et les classes moyennes etc.

Manque de personnel dans les maisons de retraite, mais aussi dans les services à domicile. Tout le monde en fait l’expérience : les délais pour trouver une place dans une institution sont trop longs. Enfin, les établissements ne perçoivent pas assez d’argent de la collectivité et les personnes âgées doivent payer des coûts très supérieurs à leur retraite

 

Lors de la cérémonie de son installation à l’Elysée, le 16 mai 2007, il avait dit avec aplomb :

«Exigence de résultat parce que les Français en ont assez que dans leur vie quotidienne rien ne s’améliore jamais, parce que les Français en ont assez que leur vie soit toujours plus lourde, toujours plus dure, parce que les Français en ont assez des sacrifices qu’on leur impose sans aucun résultat.»

On en voit effectivement le résultat.

La solidarité ? Tout un projet de société...